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Le geste du scroll, rituel contemporain dans l’écosystème numérique

Le pouce qui glisse, l’écran qui défile, les images qui se succèdent: le geste du « scroll » s’est imposé comme l’une des actions les plus emblématiques de notre ère numérique. Ce mouvement répétitif, presque mécanique, est devenu le principal mode d’interaction avec nos écrans, particulièrement sur les réseaux sociaux. Au-delà de sa dimension fonctionnelle, le scroll représente un phénomène qui me questionne et m’intéresse d’être étudié à la lumière des théories contemporaines sur la médiation numérique et l’expérience utilisateur.

Le geste de faire défiler du contenu n’est pas né avec les smartphones ou les réseaux sociaux. Dès les premiers navigateurs web, la molette de la souris permettait de descendre dans une page. Cependant, ce qui était autrefois un simple moyen de navigation s’est transformé en un rituel quotidien, voire compulsif, avec l’avènement des flux continus « feeds » des plateformes sociales telles qu’Instagram, TikTok ou X. Ces interfaces ont institutionnalisé le scroll comme le mouvement fondamental de notre relation au numérique.

Le présent essai propose d’examiner ce geste sous plusieurs angles théoriques complémentaires: comment le scroll s’inscrit-il dans une esthétique post-média ? Quelle est sa signification sémiotique ? Comment participe-t-il à la construction d’espaces virtuels institutionnalisés ? À travers ces questionnements, nous chercherons à comprendre comment ce simple mouvement du doigt reconfigure notre rapport au temps, à l’espace et à l’information dans l’écosystème numérique contemporain.

Le scroll comme dispositif spatio-temporel

L’architecture invisible du flux.

Le scroll trouve son essence dans ce que Boris Groys qualifie « d’esthétique des flux »1. Contrairement aux espaces médiatiques traditionnels où le cadre délimite l’œuvre (tableau, écran de cinéma,…), l’environnement numérique des réseaux sociaux se caractérise par un flux potentiellement infini. Cette architecture du flux transforme fondamentalement notre expérience médiatique, car le contenu n’existe plus comme objet discret mais comme segment temporaire d’un continuum sans fin.

On peut comprendre l’organisation de l’espace sur les réseaux sociaux grâce au concept « d’espace strié » proposé par Deleuze et Guattari2. Le fil d’actualité des réseaux sociaux est un espace « strié » en sections bien définies (publications, stories, réels) qui se suivent de haut en bas. L’action de faire défiler l’écran nous permet de passer d’une section à l’autre, dans un mouvement qui semble continu mais qui crée en réalité des interruptions constantes.

Comme l’observe Lev Manovich dans son analyse des interfaces culturelles, « la forme même de l’interaction avec les médias est devenue le contenu »3. Le scroll n’est pas qu’un moyen d’accéder au contenu, il façonne activement la manière dont nous l’appréhendons et le ressentons. La perception du temps s’en trouve altérée : l’utilisateur évolue dans un présent perpétuel, un « maintenant » constamment renouvelé par l’apparition de nouveaux contenus.

La temporalité fragmentée du scroll.

Le geste du scroll instaure une temporalité particulière que Jonathan Crary qualifie de « temps 24/7 »4, un temps sans pause, sans cycle, qui abolit la distinction entre périodes d’activité et de repos. Cette temporalité spécifique aux réseaux sociaux se caractérise par :

– Une fragmentation extrême : chaque contenu ne dispose que d’une fenêtre d’attention éphémère.

– Une juxtaposition d’éléments hétérogènes : nouvelles graves, contenus ludiques et publicités se côtoient sans transition.

– Une obsolescence accélérée : le contenu « expire » dès qu’il disparaît du champ visuel.

Cette configuration temporelle influence profondément notre cognition. Les travaux de Katherine Hayles sur « l’attention hyper » montrent comment nos cerveaux s’adaptent à cette nouvelle écologie de l’attention caractérisée par le changement rapide de focus5. Le scroll devient le geste qui incarne cette mutation cognitive : il permet de passer d’un stimulus à l’autre en quelques fractions de seconde, instaurant un régime d’attention dispersée mais constamment stimulée.

Cette fragmentation temporelle s’accompagne d’un paradoxe spatial : bien que le mouvement soit vertical et suggère une progression, l’expérience ressemble davantage à ce que Marc Augé appelle un « non-lieu »6, un espace de transition où l’on ne s’arrête pas. Le feed des réseaux sociaux devient ainsi un non-lieu numérique où l’utilisateur est en perpétuel mouvement sans jamais véritablement arriver quelque part.

Le scroll comme dispositif sémiotique

La grammaire visuelle du défilement.

Dans une perspective sémiotique, le scroll établit ce que Roland Barthes aurait pu appeler une « syntagmatique visuelle »7 spécifique. Chaque glissement du doigt fait apparaître un nouveau paradigme d’images, de textes et de symboles.

Cette façon d’organiser visuellement le contenu qu’on fait défiler a ses propres règles de fonctionnement:

– La verticalité comme axe principal de narration (descendant sur la plupart des plateformes).

– L’apparition/disparition comme ponctuation du récit visuel.

– La juxtaposition comme principale figure de style rhétorique.

Gunther Kress et Theo van Leeuwen, dans leur travail sur la grammaire visuelle, soulignent l’importance de la composition spatiale dans la production du sens8. Dans le contexte du scroll, la position verticale d’un élément détermine sa temporalité et, par extension, sa valeur dans l’économie de l’attention. Ce qui est « plus haut » est généralement plus récent et donc supposé plus pertinent, bien que les algorithmes viennent complexifier cette relation entre position et temporalité.

La sémiotique du scroll révèle également une tension entre continuité et discontinuité. Comme l’observe Jean-Jacques Boutaud, « l’expérience sensible des signes »9 dans l’environnement numérique oscille entre fluidité (le mouvement continu du défilement) et rupture (l’apparition soudaine de nouveaux contenus). Cette dialectique produit un effet de suspense permanent qui maintient l’utilisateur dans un état d’anticipation constante.

L’économie du signe dans l’ère du scroll.

Les contenus qui peuplent nos feeds sont conçus pour être consommés dans ce contexte particulier du scroll rapide. Cette contrainte a engendré ce que l’on pourrait appeler, en suivant Jean Baudrillard, une nouvelle « économie politique du signe »10 spécifique aux réseaux sociaux. Dans cette économie :

– Les signes doivent être immédiatement saisissables.

– L’impact émotionnel prime sur la complexité sémantique.

– La reconnaissance l’emporte sur la connaissance nouvelle.

Cette configuration sémiotique favorise certaines formes d’expression au détriment d’autres. Les mèmes, par exemple, fonctionnent parfaitement dans cette économie du signe car ils condensent une charge sémantique et émotionnelle importante dans une forme visuelle instantanément reconnaissable. À l’inverse, les contenus nécessitant une attention soutenue ou un développement progressif s’adaptent mal au régime du scroll.

Comme le souligne Byung-Chul Han dans sa critique de la « société de la transparence »11, cette économie sémiotique tend à privilégier ce qui est immédiatement accessible, lisse, sans résistance. Le scroll devient ainsi le geste qui manifeste notre préférence culturelle pour l’immédiateté et la transparence au détriment de la profondeur et de l’opacité.

Le scroll comme institution virtuelle

La ritualisation d’un geste technique.

Le geste du scroll, initialement simple fonctionnalité technique, s’est progressivement institutionnalisé pour devenir un rituel quotidien. Cette transformation peut être analysée à travers la théorie des « technologies de soi » développée par Michel Foucault12. Le scroll constitue désormais une pratique par laquelle les individus se façonnent comme sujets numériques, intégrant les normes et les valeurs portées par les plateformes.

Cette institutionnalisation s’observe dans plusieurs dimensions :

– Temporelle : des moments spécifiques de la journée sont dédiés au scroll (au réveil, dans les transports, avant de dormir).

– Corporelle : nos corps ont développé des postures et des automatismes associés à cette pratique.

– Sociale : le scroll est devenu un comportement normalisé, parfois même attendu dans certains contextes

Cette ritualisation n’est pas neutre. Comme le suggère Pierre Bourdieu avec son concept « d’habitus »13, ces pratiques corporelles incorporent des rapports de pouvoir et des dispositions sociales. Le scroll comme habitus numérique inscrit dans notre corps même les logiques de l’économie de l’attention qui sous-tendent les plateformes.

L’architecture invisible du contrôle.

Les interfaces qui rendent possible le scroll ne sont pas de simples outils neutres mais ce que Lev Manovich appelle des « interfaces culturelles »14 – des dispositifs qui organisent notre relation à la culture. L’apparente liberté du geste (on peut scroller à son rythme, s’arrêter, revenir en arrière) masque une architecture contraignante qui oriente subtilement nos comportements.

Cette architecture s’apparente à ce que Gilles Deleuze a théorisé comme « sociétés de contrôle »15, où le pouvoir s’exerce non plus par l’enfermement mais par la modulation continue des comportements. Le feed infini des réseaux sociaux exemplifie parfaitement cette logique : pas de limites claires (contrairement au livre ou au film), mais un environnement qui s’adapte constamment pour maintenir l’engagement de l’utilisateur.

Les travaux de Shoshana Zuboff sur le « capitalisme de surveillance »16 permettent de comprendre comment chaque geste de scroll génère des données comportementales qui sont ensuite utilisées pour affiner les algorithmes et rendre l’expérience toujours plus captivante. Le scroll devient ainsi le geste par lequel nous participons, souvent inconsciemment, à l’extraction de notre « surplus comportemental » au profit des plateformes.

Esthétique post-média du scroll

La dissolution des spécificités médiatiques.

Le concept « d’esthétique post-média » développé par Rosalind Krauss17 puis repris et étendu par Félix Guattari18 offre un cadre pertinent pour analyser le phénomène du scroll. Dans un environnement post-médiatique, les frontières entre les médias traditionnels s’estompent au profit d’expériences hybrides et fluides. Le feed des réseaux sociaux incarne parfaitement cette condition : textes, images fixes, vidéos, animations et sons s’y côtoient dans un flux continu que le geste du scroll permet de traverser.

Cette indifférenciation médiatique produit ce que Jacques Rancière nommerait un nouveau « partage du sensible »19, une redistribution de ce qui est visible, audible et, plus généralement, perceptible. Dans l’écosystème du scroll, toutes les formes d’expression sont réduites à des unités équivalentes et interchangeables, alignées verticalement dans le même flux. Cette homogénéisation formelle n’est pas sans conséquence sur notre façon d’appréhender les contenus.

Peter Osborne observe que cette condition post-médiatique engendre une « contemporanéité radicale »20 où des éléments hétérogènes coexistent dans un même présent perpétuel. Le scroll incarne cette contemporanéité : une vidéo de guerre peut être immédiatement suivie par une publicité pour des chaussures, puis par un mème humoristique, sans transition ni hiérarchisation claire.

L’esthétique de la répétition et de la variation.

Le geste répétitif du scroll génère une expérience esthétique particulière que l’on pourrait rapprocher de l’esthétique minimaliste théorisée par Hal Foster21. Comme dans l’art minimaliste, la répétition du même geste avec de légères variations produit une expérience hypnotique qui oscille entre ennui et fascination.

Cette esthétique de la répétition s’accompagne d’une valorisation de ce que Sianne Ngai appelle les « catégories esthétiques mineures »22 : le mignon, l’intéressant, le zany (fou, déjanté). Ces catégories, moins intenses que le beau ou le sublime, sont particulièrement adaptées à la consommation fragmentée et répétitive qu’encourage le scroll. Elles permettent une stimulation constante mais modérée, qui peut être maintenue sur de longues périodes.

L’algorithme lui-même participe à cette esthétique en créant ce que Bernard Stiegler qualifie de « rétention tertiaire automatisée »23. En mémorisant nos préférences et en nous proposant des variations sur les mêmes thèmes, l’algorithme crée un environnement familier mais constamment renouvelé, un équilibre parfait pour maintenir l’attention sans provoquer la fatigue cognitive qu’entraînerait une nouveauté radicale.

Impact sociocognitif du scroll

Reconfiguration de l’attention et de la mémoire.

Le geste répétitif du scroll participe à une reconfiguration profonde de nos facultés cognitives, particulièrement l’attention et la mémoire. Bernard Stiegler, dans son analyse de ce qu’il nomme les « technologies de l’esprit »24, souligne comment les dispositifs techniques ne sont pas de simples outils externes mais participent activement à la constitution de notre cognition.

Les recherches en neurosciences montre que la pratique intensive du scroll modifie nos circuits attentionnels. Adam Gazzaley et Larry D. Rosen ont documenté l’émergence d’un « esprit distrait »/« distracted mind »25 caractérisé par :

– Une diminution de la capacité d’attention soutenue.

– Une augmentation de la sensibilité aux récompenses immédiates.

– Une recherche constante de nouveauté (novelty seeking).

Cette reconfiguration cognitive s’accompagne d’une transformation des processus mnésiques. La mémoire épisodique, qui nous permet de nous souvenir des événements dans leur contexte spatio-temporel, semble particulièrement affectée par la consommation rapide et décontextualisée d’informations qu’encourage le scroll. Comme l’observe Nicolas Carr, « nos souvenirs deviennent de plus en plus fragmentaires et déconnectés »26, reflétant la structure même des feeds que nous consultons.

Le scroll comme révélateur social.

Au-delà de ses effets individuels, le geste du scroll peut être analysé comme un révélateur des dynamiques sociales contemporaines. Dans la tradition de l’École de Francfort, on pourrait voir dans cette pratique une manifestation de ce que Theodor Adorno et Max Horkheimer appelaient « l’industrie culturelle »27, un système de production standardisée de contenus culturels qui maintient les individus dans un état de distraction permanente.

Le sociologue Hartmut Rosa offre un cadre particulièrement pertinent avec son concept « d’accélération sociale »28. Le scroll incarne parfaitement cette accélération : il permet de consommer toujours plus de contenu en toujours moins de temps, créant ce que Rosa appelle une « famine temporelle », paradoxale, plus nous gagnons du temps grâce à la technologie, plus nous avons l’impression d’en manquer.

Cette accélération n’affecte pas seulement notre rapport au temps mais aussi notre relation aux autres. La philosophe Byung-Chul Han observe que la communication numérique tend à éliminer les « distances protectrices »29 nécessaires à une véritable relation à l’altérité. Le scroll crée une proximité illusoire avec une multitude d’autres, sans jamais permettre la rencontre véritable qu’implique la reconnaissance de la distance et de la différence.

Pour finir, l’analyse du geste du scroll à travers diverses perspectives théoriques révèle sa complexité et son importance dans l’écosystème médiatique contemporain. Loin d’être un simple mouvement technique, le scroll constitue un dispositif qui reconfigure notre expérience spatiotemporelle, notre régime d’attention et notre rapport aux signes et aux images.

Face à ce constat, plusieurs questions éthiques se posent. Comment cultiver ce que Yves Citton appelle une « écologie de l’attention »30 dans un environnement conçu pour la capturer et la fragmenter ? Comment préserver des espaces de contemplation et de réflexion face à la domination du flux continu ? Ces questions ne peuvent trouver de réponses simples, mais nécessitent une réflexion collective sur nos usages numériques.

Plutôt qu’une condamnation simpliste du scroll, cet essai montre ce que invite à développer Bernard Stiegler, une « pharmacologie »31 de cette pratique, une reconnaissance de sa nature ambivalente, à la fois poison et remède pour notre vie cognitive et sociale. Le scroll n’est ni bon ni mauvais en soi, mais son usage actuel, largement déterminé par les logiques économiques des plateformes, tend à favoriser certaines facultés (réactivité, multitâche) au détriment d’autres (contemplation, attention profonde).

Derrière la question anodine du scroll, c’est bien notre rapport au temps, à l’espace et à l’autre qui est en jeu dans l’environnement numérique contemporain.

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Notes de bas de page:

1: Groys, B. (2016). In the Flow. Verso Books.

2: Deleuze, G. et Guattari, F. (1980). Mille Plateaux. Les Éditions de Minuit.

3: Manovich, L. (2001). The Language of New Media. MIT Press, p. 78.

4: Crary, J. (2013). 24/7: Late Capitalism and the Ends of Sleep. Verso Books.

5: Hayles, N. K. (2007). Hyper and Deep Attention: The Generational Divide in Cognitive Modes. Profession, pp. 187-199.

6: Augé, M. (1992). Non-Lieux : Introduction à une anthropologie de la surmodernité. Le Seuil.

7: Barthes, R. (1964). Rhétorique de l’image. Communications, 4, pp. 40-51.

8: Kress, G. et van Leeuwen, T. (2006). Reading Images: The Grammar of Visual Design (2e éd.). Routledge.

9: Boutaud, J-J. (2007). Du sens, des sens. Sémiotique, marketing et communication en terrain sensible. Semen, 23.

10: Baudrillard, J. (1972). Pour une critique de l’économie politique du signe. Gallimard.

11: Han, B-C. (2015). The Transparency Society. Stanford University Press.

12: Foucault, M. (1988). Les techniques de soi. In Dits et écrits, vol. IV. Gallimard.

13: Bourdieu, P. (1980). Le sens pratique. Les Éditions de Minuit.

14: Manovich, L. (2001). The Language of New Media. MIT Press.

15: Deleuze, G. (1990). Post-scriptum sur les sociétés de contrôle. L’autre journal, n° 1.

16: Zuboff, S. (2019). The Age of Surveillance Capitalism. Profile Books.

17: Krauss, R. (2000). A Voyage on the North Sea: Art in the Age of the Post-Medium Condition. Thames & Hudson.

18: Guattari, F. (1996). Vers une ère post-média. Chimères, n° 28.

19: Rancière, J. (2000). Le partage du sensible. La Fabrique.

20: Osborne, P. (2013). Anywhere or Not at All: Philosophy of Contemporary Art. Verso Books.

21: Foster, H. (1996). The Return of the Real. MIT Press.

22: Ngai, S. (2012). Our Aesthetic Categories: Zany, Cute, Interesting. Harvard University Press.

23: Stiegler, B. (2008). Prendre soin : De la jeunesse et des générations. Flammarion.

24: Stiegler, B. (2010). Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Flammarion.

25: Gazzaley, A. et Rosen, L. D. (2016). The Distracted Mind: Ancient Brains in a High-Tech World. MIT Press.

26: Carr, N. (2010). The Shallows: What the Internet Is Doing to Our Brains. W. W. Norton & Company, p. 194.

27: Horkheimer, M. et Adorno, T. W. (1944/1974). La dialectique de la raison. Gallimard.

28: Rosa, H. (2010). Accélération : Une critique sociale du temps. La Découverte.

29: Han, B-C. (2017). The Expulsion of the Other. Polity Press.

30: Citton, Y. (2014). Pour une écologie de l’attention. Seuil.

31: Stiegler, B. (2010). Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Flammarion.

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